À propos

Célébrer la nature et le vivant

L’immersion dans la nature loin du fracas du monde est un besoin profond. Passionnée de philosophies et de sagesses anciennes, je lis aussi beaucoup d’ouvrages d’éthologie qui nous révèlent le vrai visage du monde animal auquel nous avons oublié que nous appartenons.

Après des années de dessin, seulement, à cause de mon travail très prenant dans l’Éducation nationale et une vie familiale bien remplie, mes premières peintures commencent en 1994 et petit à petit mon travail s’organise par séries dans de grandes thématiques : Jardins secrets, Révoltes, Plaidoyer pour la cause animale, Passion nature.

Mais le réel défi pour moi c’est de faire vivre ensemble mes dessins à l’encre de Chine sur toile, mes peintures, mes textes et haïkus et mettre en écho ces trois langages.

Les peintures chinoises et japonaises et leurs paysages flottants, subtils et sereins m’ont toujours fascinée : l’humain et ses constructions, les animaux, les arbres, les montagnes et l’eau y sont à leur place. Ces peintures sont un point de départ à une réflexion sur notre juste place sur cette planète et notre responsabilité dans l’équilibre et l’harmonie du monde et l’indispensable respect de tout ce qui vit.

Créer et philosopher au cœur de la Nature : mon expression plastique fait émerger des paysages intérieurs enfouis dans ma mémoire, des évocations de jardins, lieux de sérénité et d’écoute, des émotions devant des paysages sauvages, un éloge du végétal et le désir de célébrer la beauté animale. Le carré qui a les pieds sur terre me convient bien pour traduire ressentis, émotions, images intérieures. Un tableau entraîne un texte court ou un haïku. L’écriture d’un haïku, le dessin d’un animal ou d’un végétal redonnent envie de peindre, etc. Le résultat final est organisé, mais les manières d’y parvenir varient. Mon cheminement est jalonné de carnets d’atelier qui sont des recueils de réflexions, de notes de lectures, de photos, d’estampages, de croquis, de recherches de palettes.

« L’Homme est l’espèce la plus insensée : il vénère un dieu invisible et il massacre une nature visible.
Or cette nature qu’il massacre est précisément ce dieu qu’il devrait vénérer. » Hubert Reeves